la révolution française résumé

À Angers, près de 2 000 femmes sont exécutées ; la répression s’abat aussi sur Saumur[193]. Les « réseaux de correspondance Â», royalistes, mêlent le renseignement, la propagande et l'action politique. Dès le 26 juillet 1793, la Convention vote la peine de mort contre les accapareurs, c'est-à-dire contre ceux qui stockent les denrées alimentaires au lieu de les vendre[172]. La République se donne les moyens de vaincre en opposant à l’ennemi des forces supérieures sur toutes les frontières[175],[176] (onze armées sont créées). Pour celle de 1830, voir. Suite à ce vote, le 13 vendémiaire de l'an IV, les royalistes tentent un coup d'État. Les journées révolutionnaires des 31 mai et 2 juin 1793, avec l’arrestation des principaux chefs girondins, mettent fin à leur prépondérance politique. Procédure criminelle instruite au Châtelet de Paris sur la dénonciation des faits arrivés à Versailles dans la journée du 6 octobre 1789, 1790, Archives nationales. Il présente un projet de Déclaration des droits de l'homme . Louis XVI reconnaît la nouvelle organisation municipale qui se met en place, en se rendant à Paris le 17 juillet. En marge de ces mouvements, se constitue la Garde nationale. À partir de 1797, l'État demande aux contribuables de payer les impôts en numéraire. Trois tendances s'affrontent jusqu'en octobre 1794 : les modérés qui souhaitent un retour à 1791, les néo-hébertistes et les jacobins. L'entrée en guerre de la Prusse aux côtés de l'Autriche est décidée par le roi Frédéric-Guillaume II contre l'avis de son oncle le prince Henri ; ce dernier avait personnellement discuté des propositions de réforme avec Necker pendant l'hiver 1788/1789 à Paris et était un sympathisant de la révolution constitutionnelle, tout comme Philippe Égalité[115]. Aussi bien, du fait […] Comme en 1791, aucune procédure ne permet de résoudre les conflits[241]. Le 15 janvier, à l'issue des débats, le roi est reconnu coupable à une écrasante majorité, 693 voix contre 13, et le 17 janvier il est condamné à mort par une majorité plus étroite, 387 voix contre 334[138]. Mais les sans-culottes, démoralisés par la mise au pas des sections après l'élimination des Hébertistes, et mécontents de la stricte application du maximum des salaires, ne se joignent pas aux amis de Robespierre. Avec la Première Coalition c’est toute l’Europe absolutiste qui s’est liguée contre la France[Note 30]. Le 16, ils sont dix. Quand il se décide enfin à réapparaître à la Convention, il brandit la menace d'une nouvelle épuration, y compris contre certains députés qu'il a la maladresse de ne pas nommer. Contenus un temps, et malgré de lourdes pertes, les insurgés prennent d’assaut le palais qui est investi et pillé et dont une partie de la Garde suisse est massacrée[111]. Louis XVI renvoie ses ministres feuillants hostiles à la guerre et nomme des ministres girondins qui lui sont favorables. Le 17 juin 1789, le tiers et quelques députés de la noblesse et du clergé, sur proposition de Legrand et à l'invitation de Sieyès, prennent le titre d’« Assemblée nationale Â»[33]. Les soulèvements provinciaux qui font suite aux 31 mai et 2 juin 1793 trop souvent enfermés dans la contre-révolution, ne sont souvent que la suite de luttes locales qui confrontent révolutionnaires modérés, jacobins, et sans-culottes. Le rapport du 23 mars 1794 (3 germinal an II) de Saint-Just sur « les factions de l’étranger Â» est présenté le lendemain à la Convention qui accorde ce qu'on lui présente comme une ultime purge parlementaire[pas clair][224], alors que Vadier, grand ennemi du Tribun, emporte la décision de faire arrêter les modérés avant le vote du décret d’accusation[225]. Il faudra pourtant attendre le concordat de 1801 pour que la Vendée soit plus durablement pacifiée. Le 27 novembre 1792 la Savoie est réunie à la France et forme le département du Mont-Blanc. Ces événements déclenchent la première émigration : le jeune frère de Louis XVI, le comte d’Artois, les grands du Royaume comme le prince de Condé, le duc de Polignac et le duc d’Enghien. Le roi doit consentir à quitter Versailles (qu'il ne reverra jamais) et est escorté par la foule à Paris. Le roi possède le pouvoir exécutif et, même si son autorité directe est très limitée, il détient le titre de représentant de la Nation, est irresponsable et inviolable devant l’Assemblée, qui ne peut rien contre lui. Les ministres ne sont plus que des exécutants techniques surveillés par l’Assemblée. », Réels, supposés voire inventés (manipulations policières) les complots et notamment les « complots des prisons Â» sont un thème répétitif que l’on retrouve tout au long de la Révolution : dès les, Lucile Desmoulins, qui n’est pas politisée – contrairement Ã. « Le général Dillon et un autre détenu, Françoise Hébert, comme Lucile Desmoulins n’est pas « politisée Â». Le lendemain, 21 septembre, la Convention nationale tient officiellement sa première séance ; disposant provisoirement des pouvoirs législatif et exécutif celle-ci proclame d’emblée l'abolition de la royauté, l'avènement de la République en France et décide que la nouvelle constitution sera ratifiée au suffrage universel. En conséquence, une constitution provisoire est mise en place pour la durée du gouvernement révolutionnaire. À leur arrivée au pouvoir, et comme leurs prédécesseurs, les montagnards se refusent à toucher à la liberté économique. Jean-Daniel Piquet, « La déclaration constitutionnelle de paix à l'Europe grand sujet de débat entre 1791 et 1794 Â», Monique Cubells (dir.). Ils doivent recruter des curés et ordonnent des séminaristes qui n'ont qu'une formation rudimentaire[92]. Alors que la Terreur se ralentit en province, elle s'accentue à Paris après le vote de la loi du 22 prairial de l'an II (10 juin 1794). La Révolution française désigne une période de bouleversements sociaux et politiques de grande envergure en France, dans ses colonies et en Europe à la fin du XVIII siècle. Le lendemain à l'aube, une partie de la foule menace la famille royale et deux gardes du corps sont tués. Le principe de ce gouvernement est fixé, dans ses grandes lignes, dès avril 1793 ; sa charte basée sur le rapport de Saint-Just du 10 octobre 1793 — qui déclare « le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix Â» â€” est nettement renforcé par le décret du 4 décembre 1793 (14 frimaire an II)[195]. La réunion des États généraux Pour résoudre la crise financière, Louis XVI décide de convoquer les États généraux. Néanmoins, plusieurs partis intérieurs souhaitent la guerre : le roi tout d'abord, qui espère secrètement une défaite de la France afin de rétablir entièrement son trône; une partie des feuillants au pouvoir, tels que Lafayette, en quête d'une certaine gloire militaire ; une partie des jacobins, menés par Brissot et Vergniaud, qui voient dans une guerre le moyen de canaliser l'agitation populaire, de consolider la Révolution, de propager les idées révolutionnaires en Europe[100], voire d'ouvrir des débouchés économiques. Elle fut marquée par des périodes de grande violence, notamment pendant la Terreur, dans le cadre de la tentative de contre-révolution de la guerre de Vendée, au cours de laquelle plusieurs centaines de milliers de personnes trouvèrent la mort, lors des insurrections fédéralistes ou dans le cadre de luttes entre factions révolutionnaires rivales, qui ont abouti à la mort successive des principales figures révolutionnaires. La réception des évènements parisiens comme le renvoi de Necker, contribuent à renforcer cette mobilisation qui entraîne dans plusieurs villes une véritable révolution municipale. Les bruits les plus fous se répandent, qui décrivent des cachots souterrains emplis de squelettes et inventent le personnage fabuleux du comte de Lorges, victime exemplaire de cet arbitraire. Elle deviendrait la garantie des attentats contre la liberté, parce qu'elle manquerait de la volonté nécessaire pour les réprimer Â», « le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix Â», « régime de la liberté victorieuse et paisible Â», « qui veulent détruire les échafauds parce qu’ils craignent d’y monter Â», qui accorde ce qu'on lui présente comme une ultime purge parlementaire, « On n’emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers ! Le 2 novembre de la même année, sur proposition de Talleyrand, évêque d'Autun, les biens du clergé sont « mis à la disposition Â» de la Nation pour l'extinction de la dette publique. Mais, déjouant tous les calculs, la découverte, le 20 novembre 1792 aux Tuileries, dans « l'armoire de fer Â», de documents accablants pour le roi rend le procès inévitable : dès lors ne pas statuer sur son sort peut provoquer une nouvelle flambée révolutionnaire. Le 13 juillet, les barrières d’octroi sont incendiées, les réserves de grains des couvents pillées[43]. Dans la plupart de ces régions, les soulèvements armés retombent ou sont vite étouffés mais en Anjou et dans le Poitou, la rébellion s’organise et prend de l’ampleur[141]. L’Assemblée reprend alors immédiatement sa marche en avant. Ainsi, de germinal à thermidor, les relations entre le gouvernement révolutionnaire et le mouvement populaire ne cesseront de se dégrader[234]. Malgré le principe de la séparation des pouvoirs, c’est la Convention qui va juger le roi ; ainsi, le procès qui commence le 11 décembre 1792 sera le début d’une lutte à mort entre girondins et montagnards pour le contrôle de l’Assemblée et de la Révolution[134]. édition poche avec compléments, Paris, Flammarion, coll. Contenu à Paris, le mouvement balaiera le pays pendant des mois encore. La prise de la Bastille s'explique d'abord par la volonté de trouver la poudre nécessaire aux milices bourgeoises des districts mais elle est immédiatement élevée au rang d'acte fondateur de la révolution populaire[45]. La Constitution civile du clergé, adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi le 24 août 1790[56], transforme les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l’État. (Histoire) - Allemagne moderne et contemporaine, https://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise-en-bref/, La Révolution et ses répercussions en Alsace, dictionnaire de l'Encyclopædia Universalis. Cependant, dans ce procès les fautes du roi, même prouvées, comptent peu devant l’utilisation politique de la sanction[134], alors même que Marat a arraché à l’Assemblée « que la mort du tyran Â» soit votée par appel nominal à haute voix députés sous les yeux de la population[136]. Le roi, aimé et respecté[Note 3], est perçu comme un « père du peuple Â», de « la Nation Â»[19], puis comme « père des Français Â»[20]. Elle peut compter sur le soutien d'une petite partie de la noblesse acquise aux idées nouvelles et du bas-clergé sensible aux difficultés du peuple. Révélée par un prisonnier, Alexandre de Laflotte, « la conspiration du Luxembourg[Note 66] Â», dont le but est de faire évader les inculpés à la faveur d’un soulèvement des prisons, paraît plausible à Robespierre et à Saint-Just [227]. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. À la faveur du développement d'une opinion publique, des échauffourées urbaines, en particulier à Rennes et en Dauphiné, émaillent les quelques mois qui séparent la convocation de la réunion des députés à Versailles[31]. Ce geste paraît sceller la réconciliation de Paris et de son roi. L'exécution de Louis XVI ne sera pas comprise par une population assez proche de la petite noblesse locale. », « d’avoir trempé dans la conspiration tendant à rétablir la monarchie et détruire la représentation nationale et le gouvernement républicain Â», Le procès des Indulgents est un procès politique : on craint l’éloquence de Danton, or si ceux-ci sont acquittés (comme, « Tout prévenu de conspiration qui résistera, ou insultera à la justice nationale, sera mis hors des débats et jugé sur le champ. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il est accusé par l'Assemblée et arrêté. Le dénouement et les suites des événements de germinal sont d’une grande importance car ils signifient que le pouvoir a la volonté de refermer la période de « guerre civile Â», qu’entretenaient les continuelles journées populaires, en se lançant dans la fondation de la nouvelle société attendue depuis les débuts de la Révolution[230]. Le 24 juin 1793, la Convention adopte une constitution très démocratique et décentralisée, ratifiée par référendum[Note 34]. Ils deviennent des biens nationaux qui seront vendus par lots pour combler le déficit de l'État. Le 5 septembre 1793 Jacques Roux est arrêté ; (il se suicidera le 10 février 1794) Leclerc et Varlet sont en fuite ainsi que Claire Lacombe dont la société est dissoute le 20 octobre. En septembre 1788, le Parlement de Paris confirme que les États doivent prendre les formes de 1614[30]. nécessaire]. Le Général Custine s’empare de Spire (30 septembre), de Worms (5 octobre), puis de Mayence et de Francfort (les 21 et 22 octobre), ce qui lui permet de tenir la rive gauche du Rhin alors que Dumouriez, en remportant la victoire décisive de Jemmapes le 6 novembre 1792, se rend maître de la Belgique. Tout d'abord supprimée sous réserve de rachat, elle sera définitivement supprimée, sans compensation, en avril 1790. Cette insurrection prend très vite de l’importance quand la Vendée se soulève d’un bloc[143]. Yves Benot, « Comment la Convention a voté l'abolition de l'esclavage dans les colonies Â», Michel Biard, Philippe Bourdin, Silvia Marzagalli et Joël Cornette (, La République jacobine : Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, La République bourgeoise de Thermidor à Brumaire, Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Беларуская (тарашкевіца)‎, Srpskohrvatski / српскохрватски, proclamation de l'abolition de la royauté, Ouverture des états généraux à Versailles, Abolition des privilèges et des droits féodaux, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, grandes spéculations boursières sous Louis XVI, Libéralisation du commerce des grains sous l'Ancien Régime, Décret contre les prêtres réfractaires, Élections législatives françaises de 1791, Déclaration de guerre de la France à l'Autriche (1792), Volontaires nationaux pendant la Révolution, Élections législatives françaises de 1792, journées révolutionnaires des 31 mai et 2 juin 1793, l’insurrection du 2 juin des sections parisiennes, Amalgame des deux armées sous la Révolution, Déchristianisation (Révolution française), département des estampes et de la photographie, Deuxième amalgame de l'armée sous la Révolution, armées françaises sont passées à l'offensive, nouveaux enrôlements dans les volontaires nationaux, Club des citoyennes républicaines révolutionnaires, Réflexions d'un citoyen sur la séance royale, Histoire constitutionnelle de la France de 1789 à 1879, « Place de l'Ordonnance de 1669 dans l'évolution de la législation sur la chasse Â», F. Furet & M. Ozouf (1989) A Critical Dictionary of the French Revolution, p. 139, Apothéose de Jean-Jacques Rousseau, translation au Panthéon : le 11 octobre 1794, Historiographie de la Révolution française, http://revue-etudesfrancaises.umontreal.ca/volume-25-numero-2-3/, Femmes Citoyennes Révolutionnaires (1789-1795), Mariage en France : Le mariage sous la Révolution, Liste des journaux parus sous la Révolution française, Liste des ouvrages littéraires écrits sous la Révolution, Liste des lieux importants de la Révolution française, Liste des ministres français de 1789 à 1799, Liste de personnalités associées à la Révolution française, Liste alphabétique des membres de l'Assemblée constituante de 1789, Liste des membres de l'Assemblée législative par département, Liste des présidents et vice-présidents de l'Assemblée législative, Liste des membres de la Convention nationale par département, Liste des présidents de la Convention nationale, Liste des sections révolutionnaires de Paris, Nom des villes françaises sous la Révolution, Réunion des états généraux du Dauphiné, Déclaration de guerre de la France au roi de Bohême et de Hongrie, Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche, François Alexandre Frédéric de la Rochefoucauld, Liste des personnalités de la Révolution française, Déclaration des droits de l'État de Virginie, Déclaration d'indépendance des États-Unis, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Révolution_française&oldid=177436857, Page utilisant plus de deux colonnes de références, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Portail:Révolution française/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Politique française/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Insurrection populaire réclamant du pain et le retour à la Constitution de l'an I qui est violemment réprimée décapitant les derniers partisans d'une Révolution dure.

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